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Reprise modérée des envois de fonds en 2017, après deux années de recul

Les envois de fonds dans les pays à faible et moyen revenus ont pris de nouveau la pente haussière après deux années consécutives de baisse, a-t-on appris d’un communiqué de la Banque mondiale, publié ce 3 octobre.

Cette année, les transferts de fonds vers les pays en développement devraient connaitre une croissance d’environ 4,8%, à 450 milliards $, contre une progression mondiale de 3,9% à 596 milliards $. La Banque mondiale impute ce redressement à la reprise de l’activité économique dans la zone Euro, en Russie et dans une moindre mesure, aux Etats-Unis.

A l’échelle mondiale, l’Inde restera en tête des pays récepteurs des fonds avec une prévision de 65 milliards $, suivi de la Chine (61 milliards $), des Philippines (33 milliards $), du Mexique (31 milliards $), et du Nigeria (22 milliards $).

Le coût moyen des envois est resté presque stagnant (7,2%) au troisième trimestre 2017, largement au-dessus des 3% prévus par les Objectifs de développement durable (ODD). L’Afrique Subsaharienne est la région la plus chère (9,1%). Elle est aussi parmi celles qui devraient mobiliser les plus fortes entrées cette année, avec le Nigeria, le Sénégal, et le Ghana, en tête. Une augmentation de 10% des entrées de fonds est attendue en décembre avec les fortes performances mondiales au Liberia (26%), aux Comores (21%) et en Gambie, (20%).

En 2018, l’Afrique subsaharienne devrait afficher une croissance modérée de 3,8%, à 39 milliards $. Source : Agence Ecofin